Bouleversement Majeur – 2017

Sélection FIP du mois de Mars, fff Télérama, chroniqué dans Les Inrocks, playlisté par Libération, Bouleversement Majeur vit des aventures qui ne cessent de me surprendre depuis sa sortie le 17 Février 2017.

Disponible sur le site du label We Are Unique ! Records, chez les bons disquaires et sur toutes les plateformes de vente en ligne ou en m’envoyant un petit mail perso en suivant le lien ‘contact’.

Disponible en écoute et téléchargement libres sur le site de La Souterraine, et sur toutes les plateformes de streaming.

“Avec sa désespérance à la Houellebecq, et son ironie à la Katerine, Bouleversement Majeur évoque aussi Les Lisières d’Olivier Adam. Quand le surréalisme surgit de l’hyper-réalisme, il fait poindre une étrange et grinçante poésie – presque politique.” Télérama, Valérie Lehoux, le 6/03/2017.

“Un art de la suspension et du drame.” Les Inrocks.

“Le Flegmatic s’insinue dans notre intime et nous révèle quelques secrets sans les dévoiler”. FIP

“Une approche hexagonale et sombre du folk.” Magic

 

Enregistré et mixé à La Lune Rouge (Verfeil-sur-Seye, 82) par Simon Baconnier, été 2016.

Avec Thomas Boudineau (guitares, harmonica, claviers…), Vincent Boutin (batterie, percussions), Émile Roturier (basse, guitares…), Marc Sévely (guitare électrique), Amandine Rey et Maya Sueur (choeurs).

Artwork et photos : (c) Vincent Boutin, sauf photo de couverture (c) Eric Lasserre.

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Après Esprit de Conquête, j’avais envie d’une aventure un peu plus low-fi, un peu paysous, quelque chose que l’on construirait avec nos mains, dans le studio, et que l’on pourrait jouer à-peu-près tel quel en concert.
J’avais aussi envie de jouer avec des gens, parce que le solo, ça va, merci : tu te fais un peu chier dans le train, les autres groupes ne te parlent pas à la cantine, t’es tout seul avec ta trouille dans la loge du Lieu Unique le soir où Feu ! Chatterton assure ta deuxième partie.

Avec mon copain Émile, de La Fanfare de Guitares, lecteur compulsif à voix haute (L’Homme qui lit tout), un genre de poète qui compose avec ce qu’il y a sur la table, nous sommes partis à la recherche d’un lieu particulier où enregistrer ces nouvelles chansons… et nous avons rencontré Simon, un bonhomme qui venait de retaper à mains nues une grange sur les flancs d’une vallée perdue aux confins mouvants du Tarn & Garonne, du Tarn et de l’Aveyron pour en faire un studio et salle de concert.
L’endroit rêvé où enregistrer ces chansons souvent imaginées aux cours de mes traversées de la Lozère, des Cévennes et des suburbs du Roussillon…

Etrangement c’est l’instrumental D’ici on voit les Pyrénées qui m’a mis sur la piste de l’album. J’ai maquetté le titre en une soirée, et le lendemain j’ai repris mes notes, rassemblé les chansons en chantier et celle que je jouais déjà en concert -, ajouté quelques lignes aux textes non finis ou décidé de les laisser en l’état… Trois jours plus tard j’avais enregistré toutes les démos à la maison. Pour Benjamin, de La Souterraine, c’était ça, le bouleversement majeur : le fait que je m’y sois enfin remis et que je décide d’amener toute la baraque encore branlante en studio.